La desserte aérienne rodriguaise – rétrospective

C’est en Mai 1968 qu’Air Mauritius s’appuyant sur des partenaires tels que le gouvernement mais aussi British Airways , Air France, Air India, se lance, sur l’Océan Indien dans la préparation d’une première desserte inter-îles.

La première desserte sur Rodrigues a lieu en septembre 1972, Air Mauritius parvient à acheter son premier avion. Il s’agit d’un Piper Navajo avec six sièges. Il fallait compter près de 2 heures pour rallier Maurice ( 560kms)

Cela changeait la vie des politiciens contraints à circuler souvent entre Maurice et Rodrigues, voyage qui, avec le bateau, était une entreprise de longue durée.

Cette desserte aérienne connut très vite un franc succès, aussi en septembre 1974, Air Mauritius parvient à remplacer son Piper Navajo préhistorique par un premier Twin Otter de neuf places, suivi en 1979 d’un deuxième Piper Navajo.

L’importance de la desserte sur Rodrigues était déjà sous estimée par le gouvernement mauricien 

 – il fallut attendre la mi- 1985, pour qu’Air Mauritius décide l’achat d’un ATR de 46places

En attendant l’arrivée de cet avion, en novembre 1946, elle loue un Hawker Siddeley 748 de Réunion Air Services pour soutenir les vols de ses deux Twin Otters.

De 1972 à 2004 l’arrivée à Rodrigues, à Plaine Corail se faisait dans une casemate de béton au bout d’une petite piste qui se terminait….dans le lagon.C’est dans cette guitoune que nous avons vécu un premier contrôle de nos passeports en terre rodriguaise, en octobre 2003.

Pendant ce temps l’accent est mis sur l’International.La desserte aérienne passe à la vitesse superieure avec la  location  d’avions gros porteurs.

Septembre 1973, Desserte Maurice- Nairobi- Londres par un Boeing 707

Nouvelle étape en 1981 Air Mauritius achète son premier avion gros porteur, un Boeing 707, qu’elle baptise City of Port Louis. Cet avion dessert également la ligne Maurice- Jo’burg .  – Puis un Boeing 737 d’ Air Madagascar dessert la ligne Maurice- Tananarive- Moroni- Nairobi.

1983 nouveau pas en avant : ouverture sur l’Europe : Le 2ème Boeing 707 d’Air Mauritius, « le City of Curepipe, » atterrit à Plaisance. Il dessert Maurice- Zurich, via Rome. – Avec cette ligne s’ouvre ce qui va devenir une vraie industrie touristique mauricienne.

En mars 1985, Air Mauritius acquiert son premier hélicoptère, un Bell Jet Ranger, de quatre places.Un accord passé avec Singapore Airlines pour une desserte Maurice/ Singapour.  Air Mauritius lorgne vers la clientèle touristique du Sud- Est asiatique et de l’Extrême- Orient.

S’envoler grâce a à un S M S

Les passagers d Air Mauritius sont désormais en mesure de consulter les horaires de leurs vols en envoyant un SMS ( depuis un numéro de téléphone cellulaire local de Maurice, ou de Rodrigues) au 255 90 90.

Ce nouveau service, mis au jour en temps réel, permet d’obtenir les toutes dernières informations sur les horaires à moins de 72 heures avant le départ du vol.

Pour un vol partant le même jour, le passager doit tout simplement inscrire son numéro de vol, par exemple : MK 034.

Pour un vol opéré un autre jour, par exemple le vol MK 034 du 15 mai, le passager doit taper le numéro du vol, suivi d’un espace, la date et le mois ( MKxxx ddmm ). Dans ce cas, le passager tapera MK034 1505.

Un SMS est immédiatement renvoyé au passager avec les horaires de départ et d’arrivée du vol

L’arrivée par la mer

C’est à Virginie, voyageuse venue grâce à notre site, que l’on doit la meilleure définition du

Voyage autrement : «  le bateau me tente surtout pour le fun. Je trouve ça sympa d’aborder une ile par la mer. Et c’est l’occasion de s’offrir une mini croisière pour pas trop chère » 

Le vol entre Maurice et   Rodrigues étant devenu très onereux, la traversée en bateau devient un bon plan pour les voyageurs désireux d’aborder l’île Rodrigues en se mettant « en état d’aventure… » 

Dans les récits des Anciens, à l’arrivée du bateau,les rodriguais endimanchés se pressaient sur le quai. La musique était souvent de la fête. 

LE MAURITIUS PRIDE

Le Mauritius Pride dessert Rodrigues 3 fois  par mois – la traversée est en moyenne de 36 heures (selon les saisons ) – Le navire quitte Port LOUIS en fin d’après midi, et  arrive à quai à Port Mathurin le surlendemain à l’aube  –  il  va y rester entre 1 à 3 jours selon son chargement. En temps que cargo, il transporte surtout des marchandises, des matériaux, des containers, des véhicules, du gaz et de l’essence . Selon sa cargaison, il met à la disposition des passagers entre 12 et 33 cabines pour un accueil tout confort 

LA TRAVERSEE

Les formalités d’embarquement débutent en général vers 15h30 et se clôturent vers 17h00. Le navire largue les amarres à 18h00. Le dîner est servi à  partir de 19h00.

 

Petit rappel :

vos bagages (2 valises de 22 kgs) seront emportés en container à bagages 
et vous aurez droit à un sac de voyage à garder à bord avec vous. Merci ne pas oublier votre passeport.



 

INFORMATIONS  

Le Mauritius Pride – Postal address : Suite 412, St James Court, St Denis Street, Port Louis, Mauritius : Tel: (230) 208 5900 – Fax: (203) 210 5176 – Email General Info : info@mscl.mu 

– Cargo Info : bobby.ramphul@mscl.mu – Passenger Info : cinthia.ferret@mscl.mu 

Agencies / Representatives Mauritius – MSCL Coraline Ship Agency Ltd :Tel: (230) 217 2285

– Fax: (230) 216 9760 – 242 5245 Email : info@coraline.mu

Rodrigues – MSCL (Rodrigues) :  Tel: (230) 831 0640 – 831 0642 – Fax: (230) 831 0641 – Email : msclrod@intnet.mu 

Reunion – S.C.O.A.M. : Tel: (262) 42.19.45 – Fax: (262) 43.25.47 – Email : passagers@scoam.fr

 

 

Une émouvante conversation

Cette émouvante conversation préfigure les récits pittoresques qui émaillent notre long métrage « RODRIGUES DANS TAN LONTAN ».

La version française en sera bientôt accessible sur le site.

Par la suite, le DVD sera disponible, mais il faut d’abord régulariser les décharges des amis rodriguais, qui sont à l’image.

Nous travaillons actuellement à la rédaction d’un livre qui viendra compléter notre production.

Le film étant une conversation à plusieurs mains portant sur la vie quotidienne rodriguaise ces cent dernières années, le livre, lui, va tenter, au travers de portraits, de se faire un modeste reflet de la société rodriguaise d’aujourd’hui.

Notre équipe de tournage a été chaleureusement accueillie dans une famille rodriguaise : les  Espiègle, qui  vivent sous le même toit, toutes générations confondues, dans les Hauts de l’île. Ensemble nous avons  évoqué ce qu’était la vie quotidienne à Rodrigues il y a 100 ans. C’est avec émotion que nous avons recueilli de bien jolies confidences de l’arrière petite fille.

Mille visages de la vie quotidienne

Des extraits du dvd de serge Marisy « Rodrigues, la cendrillon des Mascareignes » permettent de mieux appréhender les differents visages de cette vie paisible. En hommage à notre grande amie ANTOINETTE PRUDENCE.
Voilà un extrait d’un interview très émouvant, pour qui aime Rodrigues, recueilli en 2002, au moment de la mise en place de l’Autonomie.
Celui d’une personnalité rodriguaise incontournable, mais malheureusement disparue prématurément il y a 2 ans, laissant la population rodriguaise orpheline d’une grande voix.
Femme cultivée, engagée au point de vue religieux tout comme politique, elle était de tous les combats. Depuis sa disparition l’île est beaucoup plus en proie à tous les mauvais génies.


Le miel rodriguais, un somptueux élixir dont l’île est prodigue, a une renommée internationale dûe à sa pureté parfaite, et à ses parfums d’une grande subtilité. Les ruches, certes souffrent du mal actuel de l’apiculture, mais à une moindre échelle comparé au reste du monde.

1972 – Le premier piper Navajo atterrit à Rodrigues

l’aéroport… une simple casemate… quelques bidons… quelques pneus…

Patrick Reesajac-Duparc, pilote français, en visite à Rodrigues la semaine dernière, fut le premier pilote d’ Air Mauritius à assurer la desserte de l’île. 37 ans plus tard, le Français avoue avoir « du mal à reconnaître Plaine Corail avec sa nouvelle piste qui permet l’atterrissage d’un ATR 72 ».

Il n’a oublié aucun détail de cet événement. Il raconte : « Je reviens sur cette terre après 37 ans, visiter ma mémoire, et retrouver le sens de l’histoire à laquelle j’ai été mêlé. ». 1972, l’île Rodrigues se dote d’une piste d’atterrissage en latérite brute sommaire, et d’une guérite d’accueil.

C’est le 13 septembre 1972 qu’a été inauguré le premier vol commercial d’une durée de deux heures entre Maurice et Rodrigues. Aux commandes du Piper Navajo, un bimoteur de six places, Patrick Reesajac-Duparc qui est alors âgé de 23 ans. « Je me souviens (…) d’une piste un peu sommaire en latérite au bout de laquelle j’avais fait aménager une petite cabane », a décrit Patrick Reesajac-Duparc.

« On y avait entreposé un peu de carburant, quelques outils et des pneus de rechange. ».

Une visite guidée du Centre

« Merci VIVR’RODRIGUES pour tout… »

Au Centre François Leguat, message de Aurèle ce 4 janvier 2010

« La saison des éclosions a débuté le 29 Déc. 2009 avec 14 bébés Aldabra et le 2 Janvier 2010 avec une petite Radiata. Nous pensons que la saison va être très fructueuse et nous attendons plus de 150 bébés. Cependant les grosses pluies qui favorisent l’éclosion des œufs tardent à venir »

L’année 2010 s’annonce bien mais il y aura des grands défis a relever surtout dans le domaine du développement durable et intégré de Rodrigues.

Unique dans son genre, et située dans le sud ouest de l’Océan Indien, la Réserve François Leguat se veut être un lieu où le visiteur retrouve le calme et la sérénité dans une nature  peu à peu complètement recréée par la main de l’Homme sont accueillis des étudiants qui poursuivent des recherches scientifiques afin de mieux comprendre  le fonctionnement de notre patrimoine naturel. Y viennent également des chercheurs qui décryptent les messages d’un temps révolu, messages incrustés dans le calcaire dunaire. Le musée de la Réserve : un voyage dans le temps avec François Leguat, premier habitant de Rodrigues en 1691 en compagnie du père de l’évolution, le grand Charles Darwin. Tout cela en présence des témoins d’origine, que sont  le Solitaire : Dodo de Rodrigues, et la Tortue Géante endémique.

Aurèle André raconte : « Un point important : tous les bébés sont nés naturellement dans la Réserve, et non en incubateur. »

Bientôt ce sera l’éclosion des bébés tortues, une expérience hors paire. Et quelle émotion en les observant sortir de terre, fragile et les yeux écarquillés en voyant la lumière du jour pour la première fois. Moment très attendu tous les ans dans la Réserve, et si vous  êtes témoins, votre regard sur le monde se transformera à tout jamais.

Un parrainage de tortue :

Envoyée par Joël et Catherine, une sympathique famille de Saint-Malo « Nous avons eu un certificat d’adoption quand Baladirou N°132″ est entrée dans notre famille, où elle va tenir, c’est évident, une grosse place… »

Le Chef Commissaire s’exprime dans lac Presse régionale

  Voilà un extrait  pris dans la Presse locale, d’un point de vue du Chef Commissaire, interrogé entre autre sujet, sur la desserte aérienne de Rodrigues. Ou, pourquoi rien n’avance…….

 Il semble continuer à faire une fixation sur la solution la plus onéreuse : un agrandissement de la capacité d’accueil de l’aéroport, plutôt que de chercher à faire desservir l’île par des solutions en dehors du monopole de Air Mauritius. 

Dans cette perspective il a demandé à la fois la Banque mondiale, et au Ministère des Finances de lui proposer une étude de faisabilité chiffrée.

Ce projet a quelque chose de pharaonique, puisque des contraintes géologiques conduiraient à envisager la création d’une deuxième piste en parallèle, afin d’épargner les carrières de corail proches. 

Quand aux perspectives de compagnies aériennes nouvelles, il ne semble pas du tout préoccupé de la création possible de SOLIT » AIR la Compagnie de Phanuel Lévèque, annoncée ces derniers mois dans nos Brèves, et qui repose,elle, sur les bases finaancières solides. 

Par contre, il révèle envisager de faire lancer par l’ARR une compagnie  : AIR RODRIGUES, mais il précise que ce n’est encore qu’à l’état  de projet. 

Donc rien de concret qui, à court terme, qui résolve les problèmes actuels aigus de l’île

Exilée, mais souriante

 Aurela Gaspard, mère de trois enfants et originaire de Rodrigues, tient un Tibazar au milieu de Cité la Chaux. MAURICE 

(extrait de lexpress.mu)

Rencontre avec une femme plein d’énergie…

Arrivée à Maurice, à l’âge de 17 ans, il y une vingtaine d’années, Aurèla est tombée amoureuse de Maurice. Cette originaire de Rivière-Coco fonde alors sa famille et habite une petite maison à Baie-du-Tombeau. Malgré des débuts difficiles, Aurela Gaspard ne baisse pas les bras et prend un emploi dans une usine, puis se lance à son propre compte. Ainsi naît Tibazar. Au fil des ans, elle se découvre aussi une âme de travailleuse sociale. Elle s’investit ainsi de plus en plus auprès des plus démunis du quartier.  

 A Cité la Chaux, elle vit dans l’une des longères en tôles. Tibazar est en fait une petite tabagie où elle vend fruits, légumes et boissons gazeuses. Le modeste commerce a été construit avec des feuilles de tôles et peint en rouge. Ici la propreté est de mise. «Ce n’est pas par ce que je tiens un petit commerce que je ne dois pas l’entretenir», insiste notre interlocutrice. Grâce à ce travail, elle a pu grandir ses trois enfants âgés de 20 ans, 14 ans et 5 mois respectivement.

Abordant les problèmes que font face les habitants de la localité, la travailleuse sociale souligne que c’est surtout l’état dans lequel vivent ces personnes qui les empêche d’avancer: « Ils sont conscients que c’est grâce à l’éducation qu’ils peuvent s’en sortir, mais encore faut-il qu’on leur donne les moyens. Beaucoup auraient voulu avoir une maison en dur et encourager leur enfant à partir à l’école. Ces familles qui vivent ici veulent sortir de la pauvreté et réussir dans la vie. La volonté est là, mais les autorités devraient à leur tour donner un coup de pouce», explique-t-elle.

Aurela Gaspard aurait pu choisir de mener une petite vie tranquille après avoir tant lutté, elle-même, pour mener une vie décente.

Mais elle a fait le choix d’aller vers l’Autre… Une leçon de vie

        

C’est le temps des haricots…

« Badiou semèze », explique Vallen Pierre Louis : « rend hommage à la façon dont nos parents plantaient le haricot dans s’Tan Lontan. »

Les femmes rodriguaises gardaient, pour travailler dans les champs, leur long jupon. D’où ces paroles : « ramasse to badiou semèze pas laissé depassé » qui veut dire : « ne laisse pas traîner ton jupon pour semer les graines. »

Ce haricot, le haricot rouge fait partie de la nourriture de base des rodriguais. Aussi fait elle partie de la mythologie autant que de la littérature locale – La plantation de la graine, puis la récolte de ce légume seront mimés et célèbrés au cours de fêtes.

Chaque année est organisé un festival du haricot afin d’inciter les Rodriguais à revaloriser la culture de cette plante légumineuse et d’encourager les planteurs à aller de l’avant et à produire davantage pour atteindre l’autosuffisance alimentaire et songer à l’exportation.

Au cours de cette dernière célébration, le Commissaire à l’Agriculture a expliqué qu’en ces temps difficiles, révolu était le slogan « produisez ce que vous mangez et mangez ce que vous produisez »

Il a aussi annoncé l’acquisition pour l’île de deux nouveaux tracteurs qui permettent de labourer le maximum de champs, ainsi que des facilités pour la clôture de leur champ, l’irrigation et l’achat de la production excédentaire par le Rodrigues Trading and Marketing Ltd.