Une belle opportunité pour les artistes rodriguais

AIDE À LA CRÉATION – CONCOURS

PREMIER PRIX DE MUSIQUE OCEAN INDIEN   

Le prix Musiques de l’Océan Indien est remis en selle pour sa seconde édition. Ce concours récompense tous les deux ans un lauréat – groupe de six membres maximum ou artiste en solo  résidant dans l’océan Indien, pour la qualité et l’originalité de ses créations musicales.

Ce prix entend avant tout promouvoir les écritures musicales de l’océan Indien et aider les lauréats à diffuser leur musique et développer une carrière internationale  Les organisateurs ont été surpris et  s’étaient émus, lors cette première édition de la faible participation mauricienne et rodriguaise, avec seulement trois entrées. C’est pour cette raison que Serge Trouillet et Brigitte Dabadie ont fait le déplacement à Maurice début décembre, pour donner une conférence devant les artistes, au Centre Culturel Charles Baudelaire.   

Les concurrents pourront s’inscrire et envoyer leur dossier de candidature à partir du 1er janvier, les dossiers complets devant être fournis en une seule fois avant le 1er mai 2009 

Le prix Musiques de l’Océan Indien sera décerné cette fois-ci à Tananarive en octobre 2009, suite au concert de la finale qui verra monter sur scène les artistes et les groupes présélectionnés des différentes îles de la région (Comores, La Réunion, Madagascar, Maurice, Mayotte, Rodrigues, Seychelles). La tournée du lauréat s’articulera ensuite en 2010 autour de différents festivals partenaires de cette initiative tels que Sauti Za Busara à Zanzibar, Artkensiel à Saint Gilles les Hauts à La Réunion, Angaredona à Madagascar et Milatsika à Mayotte dans la région, ou encore Musiques Métisses à Angoulême et Francofolies à La Rochelle pour la France, ainsi que Timitar à Agadir, au Maroc, etc. Le lauréat bénéficie d’une formation-résidence à Kabardock à La Réunion, avant d’enchaîner sur la tournée. Essentiellement consacrée à la présence scénique, à l’administration et la communication, cette formation est également le prix offert aux deuxième et troisième groupes ou artistes primés.

   Il est proposé par le fonds pour la création musicale de la Sacem, par l’Organisation Internationale de la Francophonie, ainsi que Culture France, avec une participation du conseil régional de la Réunion et des centres culturels français des pays participants. Les fiches d’inscription seront téléchargeables sur le site du prix (www.prixmusiquesoceanindien.com) qui détaille les règlements du concours et donne toutes les informations nécessaires pour participer.  

                               

Les battements du « Séga Tambour écho des rythmes africains ancestraux

 Des nombreux festivals kreols de l’Océan Indien qui jalonnent tout le mois de décembre, celui de Rodrigues est certainement le plus « pur jus »  Pour celui qui fréquente l’île régulièrement, cette capacité à renouveler les thèmes de cette fête d’année en années, est une curiosité. Courant novembre est diffusée une affiche, intensément colorée, qui annonce toutes les festivités envisagées pour l’édition à venir.

Prologue à l’ouverture officielle a lieu la rituelle élection de Mr et Miss festival Kreol, pour distinguer une Miss parmi les ravissantes très jeunes femmes candidates, pour être l’ambassadrice de L’île Rodrigues pour l’année à venir.

Ce qui différencie l’ile Rodrigues de ses voisines c’est la suprématie conservée du Tambour, et surtout de ce ameux Séga Tambour  (Séga barré et Séga coupé) dansé à tous les âges de la vie, et dans toutes les circonstances, rythme qui possède le corps en une transe qui  ne va pas sans évoquer  l’Afrique mère

Cette danse comporte des règles incontournables : la très vaste jupe de la danseuse est tenue fermement par sa main tendue, et le petit Top découvre la taille, d’ou part tout le déhanchement. L’Homme et la femme sont pieds nus, et ne toucheront jamais

                                         Ce festival qui se déroule sur 5 jours,developpe plusieurs thèmes : le fameux  « manze kreol« ,la journée « zwe lontan » ainsi que les « regats pirog tradisyonels  »   Ce qui est le pivot dominant, au travers de danses, rencontres, debats, ateliers, est l’affirmation toujours renouvellée de l’identité rodriguaise unique dans les Mascareignes.                                                                                            

Remise des Archives V.V.R. au Centre Carrefour

En septembre dernier, notre Association a pu faire don à l’île RODRIGUES de fragments de Mémoire, enregistrés pendant cinq ans, par notre équipe.

Un coffret de CD Audio et DVD a été remis par Nicole Regnard au Centre Carrefour, au cours d’un « pot de l’amitié » organisé avec Christian Raboude, le successeur de notre amie Antoinette.

Au cours de son petit mot, Nicole Regnard a tenu à exprimer l’importance que nous attachions au dépot de ce modeste coffret, (sur support numérique) porteur entre autre, de voix rodriguaises, de grands ancêtres de l’île.

« Puissent ces voix, avec le temps qui passe, devenir un émouvant et précieux témoignage sonore, a souligné Nicole, et le témoin de notre reconnaissance envers RODRIGUES cette chère petite île qui nous offre tant de moments de joie intense.

Merci à vous tous, du fond du coeur, vous amis, présents ou non, cet après midi. »

En remerciements, Christian Raboude a répondu : « permettez moi, au nom de tous, de vous remercier pour votre engagement afin de mieux faire connaître Rodrigues, au travers de votre association – merci pour ce don.

Au travers de ce beau travail, grâce à vous, nous prenons davantage conscience de notre mémoire. Ces archives vont être utilisées comme support pour notre parcours sur l’Histoire du peuple rodriguais. »

Ces fragments de Mémoire, c’est important de le souligner, sont le fruit d’un travail collectif à tous les niveaux.

Ce recueil d’archives fut initialisé par Adeline Soulard, notre première équipière 2003 et suivi de nombreuses autres participations de toutes sortes, artistiques, techniques, etc.

En début de cette année a commencé le tournage d’un film produit par VIVR’RODRIGUES et NEW TEAM VIDEO (Elvinette) film au titre encore provisoire : « Rodrigues dan’stan lontan ».

Le tournage en a été assuré par notre ami réalisateur VIivek Beergunnot, tournage auquel furent associées cinq familles rodriguaises, ayant encore une descendance de 5 générations, et avec lesquelles furent conduites des « conversations« .

Ce film, qui sortira début 2009, sera joint aux autres DVD d’auteurs rodriguais qui seront projetés en Centres Communautaires, en partenariat avec l’Alliance française, antenne Rodrigues, qui en assurera l’animation après projection.

Une production V.V.R : Rodrigues S’Tan Lontan

 

 Tout a commencé dans la période de Noel 2007 période où nous, nous avons enclenché la production  d’un film portant sur la Mémoire de l’île :  » Rodrigues s’tan lontan » (titre provisoire).

Cinq familles issues des diverses strates de la société rodriguaise, furent choisies et sollicitées pour vivre une journée de « conversations » en créole.  Le processus de production de ce film s’est déroulé en deux temps : un temps de « conversations familiales » suivi d’une reconstitution de tout ce qui reste du passé de l’île, au travers de témoins, mais aussi de lieux, et de coutumes, le tout  raconté par des artistes, des artisans, et autres volontaires, qui ont bien voulu participer à un exercice  de Mémoire consistant à « se souvenir à haute voix« .

Les 5 familles choisies devaient être composées de cinq générations, vivant et cohabitant dans un même lieu, mais dans différents points de l’île. Le but de la journée  de conversation était de pouvoir partager des bribes de souvenirs réactivés  sur leur enfance et autres bribes de leur Passé. Ce furent là des moments d’émotions intenses, tant pour l’équipe de tournage conduite par A Debever (.V.V.R.) et Elvinette (New TeamVidéo) que pour le réalisateur Vivek Beergunnot. 

Comment réaliser qu’il nous semble encore proche ce temps où les nouvelles se colportaient par un porte voix, de collines en vallées…C’est ainsi, qu’au cours de ces heures exceptionnelles, furent gravées le Son précieux pour l’avenir, de ces voix, au créole chantant, voix souvent fragilisées par l’âge, voix que l’on retrouvera tout au long du film, et qui conteront à leurs enfants « cent ans de vie à l’île Rodrigues » .

Les rumeurs circulent vite dans l’Océan Indien, portées sur l’aile de quelques « pailles en queue »  C’est ainsi qu’un petit encart dans le numéro d’avril 2008 de la revue mauricienne « Cote du NORD »  annonçait déjà ce film rodriguais, encore en cours de montage au moment de la mise en ligne.